mardi 28 août 2007

Passage par la case départ

Sans toucher 20.000F...
Tant pis, mais je suis quand même arrivé ce matin à Paris pour une semaine Française. Retour vers Johannesburg Mardi soir, puis arrivée au Congo Vendredi!

dimanche 26 août 2007

Point de detail

Quelques grammes de finesse dans un monde de brutes...

mercredi 22 août 2007

Commentaires divers

Des tonnes de choses ne rentrent pas vraiment dans les descriptions
précédentes mais m'ont fait sourire, ou sont représentatives de la vie
sur place.
- Partout on trouve des enfants papous avec leur lance pierre fait
main. Aucune agression, juste un jeu et futur outil. Ils sont ravis de
me montrer leur maitrise de l'objet.
- Les adultes se baladent souvent avec leur propre arme, l'arc et les flèches.
- Pour l'instant, je n'ai vu qu'une personne qui refuse que je la
prenne en photo. Un orpailleur (au fait, activité illégale) qui a
immédiatement pris un caillou pour me menacer en voyant l'appareil.
Notez qu'il était a bien 200m et qu'a moins de s'appeler Hulk, aucune
chance qu'il me touche. Notez aussi qu'il a suffit que je baisse mon
appareil pour qu'il repose sa pierre.
- On parle très souvent de guerres tribales entre tribus papoues ici.
Ca arrive régulièrement, mais les règles sont claires. Seuls les arcs
sont autorisés, le nombre de victimes de chaque coté doit être égal,
et on mange le cochon ensemble quand tout est fini. Ca a l'air
gentillet dit comme ca, mais 200 blessés de chaque cote et une grosse
poignée de morts semble plutôt classique. Notez que nous avons du nous
adapter et modifier la façon de gérer nos cliniques. Il est en effet «
impossible » de montrer ses blessures à la faction adverse sous peine
de mauvais œil. Bref des qu'une guerre s'annonce, on prépare deux
accès a la clinique.
- Il pleut tous les jours, il y a des nuages tous les jours, mais on
trouve malgré tout une énorme diversité dans le climat. Le soleil du
matin donne des lumières superbes, la brume qui s'accroche aux
montagnes est un beau spectacle. Cette même brume nous a même permis
de nous perdre du coté de la mine à ciel ouvert pour cause de
visibilité inférieure a 5m. Peu rassurant quand on sait qu'il y a des
marches de 5 à 500m de haut partout. Encore moins rassurant quand on
sait que les camions (souvenez vous, 350 tonnes !) ne ralentissent pas
(ils connaissent la route par cœur et ont le guidage par satellite,
d'autant plus important que le conducteur est a bien 5m du sol et ne
voit donc même pas la route).
- La ville est quand même a 2000m d'altitude (ridicule par rapport aux
4400 de la mine), les pentes sont impressionnantes, et 200m a pied en
montant semblent très long (et très lent). On s'habitue peu à peu,
mais quand même…

Tembagapura, Papua, Indonesia, Mardi 21 Aout

Orpailleurs



Après une matinée au bureau, je pars avec Mark visiter la zone de
Banti située juste en dehors de la ville de Tembagapura. Nous y gérons
un hôpital destiné aux populations locales environnantes. Sur la
route, nous longeons la « taillings river ». Le minerai extrait des
mines plus haut est broyé en une poudre fine. Des procédés chimiques
simples (a base d'alcool et de craie) permettent d'extraire rapidement
90% des métaux (on obtient alors un « concentré » qui contient 30% de
cuivre et 10 grammes d'or par tonne). Le reste est alors une poudre de
cailloux, débarrassée de ses produits chimiques qui est alors rejeté
dans la nature (c'est beaucoup plus propre que ca en a l'air) avant
d'être récupéré plus bas pour former des collines qui seront boisées.
Bref cette rivière charrie de la poudre qui contient toujours un peu
d'or et des tonnes d'orpailleurs tentent d'en profiter. Nous arrivons
à l'hôpital. La visite nous fait rencontrer les 3 nouveaux orphelins,
qui risquent malheureusement d'être de plus en plus nombreux.
Plusieurs raisons à cela :
- Le sida commence à faire des ravages
- Alors que traditionnellement les orphelins n'existaient quasiment
pas car les familles prenaient en charge les enfants, de plus en plus
suivant le commentaire suivant vient aux oreilles des médecins : «
Vous avez l'argent pour vous en occuper maintenant, je le reprendrai a
ses 18 ans ». Plutôt triste
- Les influx de personnes dans la région entraînent l'absence de
famille sur place pour un nombre de plus en plus grand de personnes

Tembagapura, Papua, Indonesia, Lundi 20 Aout





Lundi, réveil a 6h pour un autre tour a la mine, mais pour le travail
cette fois. Déjà une bonne surprise, pas tant de courbatures que ca,
et j'arrive à marcher sans douleurs ! Merci l'aspirine. Le but de la
matinée est de faire le tour des 4 cliniques situées en altitude. La
première est située tout en haut, prés de la mine à ciel ouvert. Au
passage on jette un œil a la mine elle-même, et wow. Un rapide tour à
l'atelier de maintenance des monstres permet de mieux se rendre compte
de leur taille. Visite de la deuxième clinique située au niveau de
l'arrivée du téléphérique, mais cette fois ci la descente se fera
différemment. La voiture est en effet notre moyen de transport et nous
nous engageons dans l'un des tunnels de la mine. 3kms en descente dans
des couloirs sans éclairage, mis a part les lumières vertes et rouges
qui autorisent l'accès a la section suivante. Comme il est bien
évidement impossible de se croiser dans les tunnels un système de
va-et-vient actionné par des ficelles qui pendent du plafond et
facilement manipulables par les chauffeurs sans même s'arrêter permet
de signaler a l'autre bout que l'on s'est engagé dans une section. Le
fait de circuler en ambulance nous permet même de prendre l'un des
raccourcis qui passe au milieu de la mine souterraine. Bref, encore du
plein la vue. Nous arrivons à la quatrième clinique située à
l'ouverture de la mine souterraine. Un dernier tour en voiture nous
amène ensuite à notre dernière visite du jour, la clinique de Ridge
Camp, pseudo ville hébergeant 7000 ouvriers célibataires au plus
proche de la mine. De retour a Tembagapura, le temps de virer mon
casque, mes lunettes de protection, mon gilet réfléchissant, mes
bottes de sécurité et de prendre un repas rapide à la cantine et me
revoilà au bureau.

Tembagapura, Papua, Indonesia, Dimanche 19 Aout

trek



Dimanche, lever a 4h du mat. Mon patron m'emmène marcher dans les
montagnes qui entourent la mine. On grimpe en voiture jusqu'au
téléphérique qui permet aux employés de rejoindre leur travail. C'est
bondé car ici ca travaille 24/24, 7/7. Une voiture de l'une des
cliniques situées a proximité de la mine (ou plutôt des mines, une a
ciel ouvert et une souterraine) nous permet d'atteindre le point de
départ de notre marche en se faufilant entre les ENORMES camions. Et
quand je dis énorme, je ne rigole pas. Les plus gros pèsent 350
tonnes, et la mine en utilise une douzaine (plus une trentaine de 290
tonnes, une centaine de 220 tonnes et une dizaine de « bébés » camions
de seulement 135 tonnes), plus des tonnes de plus petits, des grues,
des pelles mécaniques, des machins dont j'ignore le nom et que je
n'avais jamais vu avant, 3500 land cruisers (le gros 4x4 solide et
efficace que du coup on ne voit pas en France)! Point de départ de la
marche, un peu plus de 3000m, point culminant 4200m. Ca crève, c'est
dur de reprendre son souffle, mais c'est superbe. Nous arrivons au
pied du glacier et la météo est avec nous. Retour a la voiture 7h plus
tard, je suis vanné et je sens déjà les courbatures se pointer.

Tembagapura, Papua, Indonesia, Samedi 18 Aout

Tembagapura



Samedi me permet de me promener en ville, et encore une fois on sort
de l'ordinaire. Le fait d'être dans une vallée escarpée donne des rues
boueuses avec une pente impressionnante. D'ailleurs seuls les 4x4 sont
autorises ici. On trouve aussi pas mal d'énormes camions 4x4 modifiés
qui servent de bus pour les employés. Il pleut souvent, pas
grand-chose à faire.

Tembagapura, Papua, Indonesia, Vendredi 17 Aout




L'Indonésie à 47 ans, la journée est donc fériée. J'en profite donc
pour me balader jusqu'à la cascade qui surplombe la ville. 3h de
marche le long de la rivière, en pleine jungle puis un bain rapide
sous la cascade. On est quand même a près de 2000m d'altitude et la
cascade vient de la fonte du glacier situe au dessus. Autant être
clair, l'eau est fraiche.

Tembagapura, Papua, Indonesia, Jeudi 16 Aout

Nuages



Mon premier jour me permet de rencontrer les personnes avec qui je
vais passer cette semaine. Mark, le directeur de notre filiale dédiée
a cette mine, Helene, infirmière en chef, Gaby, Ari… Ils sont
nombreux. Mark m'emmène pour une rapide visite de la ville, avant de
déjeuner. Puis c'est la visite de l'hôpital. Franchement moderne, il
assure l'accès aux soins de l'ensemble des employés, sous traitants,
leurs femmes et enfants. Surprenant de trouver une telle modernité au
beau milieu de nulle part. Puis diner au « Lupa Lela Club », seul
restaurant de la ville, également le seul endroit qui sert de
l'alcool. Apres le diner je pars avec un collègue pour une petite
marche de nuit, sous la pluie, sur les restes d'un chemin balise en
pleine jungle. Rigolo, glissant, voire limite dangereux mais
malheureusement très peu d'animaux.

De « Mile 21 » a « Mile 68 »

5 Days bridge



Apres 4 jours dans les « Lowlands » (comprendre la plaine ou se
trouvent Timika et Kuala Kencana), départ vers la montagne. La route
qui relie la mine elle-même et le port sert de point de repère. Le
port est à « mile 0 » (ou km 0), la ville de Timika, l'aéroport, les
bureaux, l'hôtel et une partie des logements est à « mile 21 » (km
34), et le reste des endroits sont pour l'instant sur la plaine. Puis
tout commence à « mile 50 ». Un check point pour vérifier que le
véhicule et ses passagers sont autorisés à passer, la transmission
passe en 4x4, boite courte et tout de suite ca monte ! Des tonnes de
camions (GROS) montent doucement (environ 10km/h, voire moins) et on
attaque. La route est bordée de la ligne a haute tension qui apporte
le courant a la mine et a l'usine depuis le port tandis que 3
canalisations (petites, deux de 25cm de diamètre et une de 15cm)
servent à descendre le minerai ou à monter le fuel (et on parle de
consommation sérieuse : 1 million de gallons par jour d'activité de la
mine !!!!). Pentes vertigineuses, montées parfois en première courte,
brume accrochée aux arbres, édifices impressionnants…
Revenons justement sur ces édifices. Ce sont eux qui permettent à la
mine de fonctionner. Les zones trop pentues sont en béton strie pour
permettre d'avoir une accroche autrement impossible, un tunnel
(construction en 1971, 1km de long, a 2500m d'altitude) est à
déconseiller aux claustrophobes avec sa pluie intérieure, sa voie
unique et ses étais option mauvais film d'horreur, un pont (appelé
pont des 5 jours car c'est le temps qu'il a fallu pour le reconstruire
quand il s'est effondré il y a quelques années. Vu la taille du pont
et la profondeur de la vallée c'est hallucinant).
Mile 68, ca y est, je viens d'arriver à Tembagapura. 43 minutes pour
parcourir ces 18 miles (29kms). Ce temps je ne l'ai pas calcule, c'est
le passage au point de contrôle situé à l'entrée de la ville qui nous
le donne. Si une voiture essaie de passer avant les 35 minutes
réglementaires c'est une grosse amende pour le conducteur. 3 amendes
(excès de vitesse, port de la ceinture, comportement dangereux…) et
c'est suspension du permis nécessaire pour rouler dans l'enceinte de
la mine voire renvoi pur et simple !

Timika, Papua, Indonesia


Ca y est, j'y suis, 12 jours en Papouasie. OK vous ne voyez ceci
qu'après mon retour à Jakarta pour cause d'accès difficile à internet.
Depuis Jakarta, un avion de la compagnie fait la navette 6 fois par
semaine pour les employés, avec 2 arrêts a Surabaya (est de Java) et
Makassar (sud Sulawesi), puis c'est le survol de la Papouasie. Jungle
à perte de vue, cote découpée, chapelets d'iles, brume et nuages sur
les montagnes, puis ville champignon et atterrissage a Timika.
Explications :
- Timika, ville « civile », ou se situent l'aéroport et l'hôtel.
- Kuala Kencana, ville privée proche de Timika, crée il y a 15 and par
la mine pour y loger une partie de ses employés et la partie
administrative.
- Tembagapura, ville privée principale ou se trouvent la plupart des
employés et située a seulement quelques kilomètres de la mine
elle-même.
Il y a 15 ans, avant que la mine installe une partie de ses bureaux et
des logements pour les employés a KK, Timika comptait 10.000
habitants. A ce jour la population estimée approche le quart de
million !
Visite de la clinique principale, de quelques cliniques secondaires,
du golf, du port. Le moins que l'on puisse dire est que c'est
impressionnant, surtout dans l'enceinte de la mine avec la jungle qui
commence à 10m des bâtiments, les routes goudronnées avec éclairage
public, les bords de route tondus, le système de drainage parfaitement
conçu et entretenu pour éviter les eaux stagnantes et les moustiques
qui vont avec (on est ici en pleine zone de malaria). La taille aussi
surprend. La mine et ses dépendances (bureaux, logements, traitement,
logistique, port, centrale électrique…) s'étend sur plus de 100kms et
tout y est organise. Points de contrôle, signalisation, limites de
vitesse et port de la ceinture obligatoires contrastent avec «
l'extérieur ». Par contre, le Sheraton ou je loge manque
singulièrement d'intérêt.

mardi 21 août 2007

Je pense a vous quand meme!

Desole pour l'absence de nouvelles sur le blog, mais je suis depuis
une semaine en Papouasie, et l'acces a internet est franchement loin
d'etre evident.
Rassurez vous, j'ai deja pris des tonnes de photos. J'ai meme deja
ecrit certains des articles qui apparaitront sur le blog, mais je ne
pourrai les publier que lors de mon retour a un certain type de
civilisation, et ceci est prevu pour Jeudi soir. Pour vous faire un rapide resume, je suis au bout du monde,
j'en prend plein les yeux et j'aime ca!
A bientot!!

jeudi 9 août 2007

Nouvelles du blog

Peu de changements sur la partie blog et textes, mais des evolutions du cote des photos (Flickr).
- Le site a desormais une adresse plus "lisible": http://www.flickr.com/photos/g-ol/
- Les photos sont de plus en plus souvents rangees par theme. Par exemple les photos prises a Singapour ont leur propre page, meme chose pour celles de la semaine derniere a Jakarta
- Un clic sur une photo dans le blog vous ammene directement sur la page Flickr correspondante. Vous avez alors acces a quelques options interessantes, dont la possibilite de voire les photos en plus grand (Cliquez sur "all sizes" ou "Toutes les tailles" si vous avez passe l'interface en Francais). Les plus recentes sont meme disponible en tres grande taille.
- Puis surtout n'hesitez pas a laisser un commentaire, que ca soit du cote blog ou du cote photos!

A bientot!

42 ans



C'est l'age de la republique singapourienne, et la fete nationale, c'etait aujourdhui. Au menu feu d'artifice, foule...
Bref du rigolo. Je reprend le boulot demain matin pour une derniere journee a Singapour. Depart vers l'Indonesie Samedi

vendredi 3 août 2007

Les nuits Singapouriennes



Ca fait drole de retrouver des gens que je n'avait pas revu depuis 3 ans. Drole aussi de voir a quel point Singapour a change, des immeubles entiers (et pas des petits) ont pousse, des bars ont ferme, de nouvelles lois anti tabac sont en place... Mais bon, certains endroits restent ouverts :-)